Chromatique, la newsletter

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CHROMATIQUE

I Chromatique, l’Éclairage Banque, Finance et Assurance par Harwell Management

 

Le métier du conseil se construit dans le temps au travers de succès partagés mais aussi de relations de confiance durables sur le long terme.

Harwell Management met un point d’honneur à aller le plus souvent possible à la rencontre de ses clients, afin de mieux comprendre leurs enjeux et problématiques et ainsi anticiper leurs besoins.

Se connaître, c’est se voir, échanger et partager régulièrement.

En 2014, pour renforcer le lien qui l’unit à ses clients, Harwell Management a mis en place une Newsletter semestrielle. Cette newsletter, intitulée « Chromatique », s’articule autour d’une revue d’actualité, d’une interview d’un cadre dirigeant en Banque & Finance, d’un second entretien avec une personnalité du monde académique ou réglementaire, ainsi que d’un décryptage associé au thème central abordé.

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A l’instar de ce que nous avons vécu auprès de nos clients bancaires, la vague réglementaire qui impacte les assureurs (GDPR, IFRS 17, Solvency 2, IDD, PRIIPS, etc.) engendre des coûts opérationnels importants et génère des opportunités de regroupements. Les Dirigeants de ces dernières années nous rappellent que cette tendance n’est pas nouvelle, mais reconnaissent qu’elle s’accélère et impose des transformations conséquentes.

Une analyse rapide qualifierait ces textes comme barrières à l’entrée pour de nouveaux entrants « innovants », mais ce serait ignorer les nouvelles méthodes de travail et processus s’appuyant sur le digital qui peuvent au contraire transformer ces barrières en avantages compétitifs pour les insurtechs, comme l’attestent les témoignages d’Alan et Yomoni.

Plus généralement, l’évolution des comportements de la clientèle, toujours plus exigeante, mieux informée, et donc plus volatile, et les capacités offertes par le digital poussent les acteurs à se moderniser et les compagnies à repenser leur modèle, tout en s’adaptant aux évolutions du marché. Ce dernier, en baisse de 1,8 % pour l’année 2017 et en stagnation pour les années futures, présente certes des difficultés persistantes sur le marché de l’assurance-vie, mais également de nouveaux relais de croissance, notamment en assurance emprunteur ou prévoyance, avec une progression de la masse assurable globale.

Concernant la rentabilité et la fidélisation jugée désormais comme prioritaire, doit-on s’orienter vers une personnalisation croissante de l’offre rendue possible grâce aux outils digitaux et au big data qui permettraient une mesure très précise du risque ? L’intelligence artificielle, la blockchain, l’analyse du comportement des assurés notamment par l’Internet of Things, vont-elles pallier aux asymétries d’information ex ante (sélection adverse) et ex post (aléas moral) tout en permettant de diminuer la sinistralité par le biais de la prévention ?

L’apport de ces nouvelles technologies ainsi que l’apparition de nouvelles formes d’assurance (crowdinsuring, assurance affinitaire, assurance communautaire, auto assurance…) ne vont-ils pas remettre en cause les principes de mutualisation, de solidarité et de non exclusion et s’opposer ou contourner certains textes réglementaires de non-discrimination ? Infine, ce sont de questions de déontologie, de la protection, de la confidentialité de ces données et du respect de la vie privée qui se posent.

La réponse est dans un équilibre fin à instaurer face à ces différentes contraintes dans les organisations, leur fonctionnement, voire leur culture, ce qui nécessite une grande agilité.

Ainsi notre chromatique apporte des pistes et témoignages concrets sur les évolutions possibles et les nouvelles manières de travailler.

Les métiers de la Conformité sont traditionnellement présentés sous l’angle de la contrainte : on parle d’autorisation (ou de refus), de dysfonctionnement, d’exigences, de poids (réglementaire) ou même de pesanteur (bureaucratique) et de sanctions. C’est la conformité qui dit « non », qui empêche de faire, et le contrôle prend le relai pour traquer la moindre erreur et la faire payer cher, et parfois très cher quand le contrôle est celui du régulateur.
Ces métiers ont pris une place grandissante dans nos organisations et il n’est plus guère possible d’imaginer conduire les activités comme on le faisait il y a 15 ou 20 ans, quand seuls importaient la faisabilité des opérations sur le plan des process
et leur rentabilité.

Cette inflation normative est née d’un environnement et d’une actualité difficiles, voire dramatique : crise des subprimes, de la liquidité, de la dette, quasi faillite de certains pays, menace terroriste, mondialisation et évasion fiscale. La régulation permet d’assurer une sécurité mise à mal par des pratiques qui mettent en danger nos sociétés. Ainsi, notre Revue de marché qui
ouvre cette Chromatique n°5 évoque la façon dont la France met en œuvre un arsenal législatif combinant obstacle au financement du terrorisme et lutte contre l’évasion fiscale.

Si la Conformité peut être sévère, elle donne aussi la possibilité apaisée de mener à bien des activités dans un cadre facilitant parce que sécurisé. Comme le dit joliment une responsable de conformité rencontrée pour ce numéro, « la Conformité permet aux opérationnels de bien dormir après avoir initié leurs opérations dans la journée ».

Ainsi, nous avons voulu évoquer la Conformité en mettant en évidence l’opportunité qu’elle représente bien davantage que la menace qu’elle peut faire planer. C’est pourquoi nous avons axé ce numéro sur la Blockchain dont l’émergence ouvre
des possibilités que l’on ne fait encore que deviner.

Notre Décryptage vous donnera quelques éléments de compréhension de cette Blockchain encore mal connue. Vous découvrirez ensuite l’interview de M. Tanguy Loreau, Head of Trade Finance BO Natixis , qui illustre la façon dont les
banques peuvent utiliser cette nouvelle technologie pour mener des opérations en toute conformité. Enfin notre numéro s’achèvera sur le point de vue de M. Didier Warzee, Expert Fintech auprès de l’ACPR qu’on devine très vigilante sur ce sujet.

Les asset managers, private bankers, securities servicers et brokers s’inscrivent tous dans un éco-système que l’on classe couramment sous la bannière des Services aux Investisseurs. Qu’ils soient filiales de grands groupes bancaires ou
acteurs indépendants, la qualité de leurs services en matière de gestion de fonds, de conseil en investissement ou de prestations en services d’épargne est reconnue en Europe et bien au-delà.
Malgré cela, la place bancaire et financière de Paris souffre de la concurrence internationale et en particulier de celle de Londres, l’initiative de l’AMF et l’AFG nommée FROG [French Routes & Opportunities Garden] est sans aucun doute bienvenue. Ce groupe de place innovant vise à accroître la visibilité et la distribution des fonds d’investissement français à l’étranger.
Infrastructures, structures juridiques, évolution technologique : FROG devrait dévoiler ses recommandations l’été prochain. Cette initiative permettra probablement de mettre en avant la qualité de notre industrie de gestion et par la même d’entraîner derrière elle les autres acteurs des métiers des Services aux Investisseurs.

Dans ce contexte, quel est aujourd’hui l’air du temps en matière de produits et services de gestion financière, quels sont les challenges à relever en matière d’évolution de l’organisation des acteurs de la gestion d’actifs ?

Nous tâcherons de répondre à ces questions avec un certain nombre d’intervenants, dont M. Gilles Cutaya – Directeur Marketing et Communication de CPR AM – et M. Philippe Malaise – Professeur à l’EDHEC – qui nous donneront notamment
leur vision du marché des produits et services de gestion financière et avec lesquels nous évoquerons le contexte économique et
réglementaire du secteur de l’Asset Management.

Par ailleurs, nous nous intéresserons plus généralement aux nouveaux acteurs que sont les FinTechs (plateforme de crowdfunding, roboadvisors en particulier) qui vraisemblablement changeront la donne dans les années à venir dans
le paysage bancaire et financier français.

La banque de détail reste plus que jamais la source de revenu principale des banques universelles françaises et contribue à la stabilité de ce modèle contre vents et marées. Longtemps épargné, le marché est néanmoins en proie à des mutations profondes qui mettent en péril le modèle traditionnel. Ces dernières années, l’actualité fut riche en hypothèses et commentaires autour du devenir des réseaux d’agences, de la qualité du service client pour le moins mitigée, de l’intégration des interfaces digitales dans les canaux de distribution…

Il y a encore peu, certains experts et autres gourous du secteur annonçaient un véritable Big Bang. Force est de constater que les banques ont su garder la tête froide face à ces assertions, préférant une approche pragmatique et constructive. Les programmes de transformation se sont multipliés afin de satisfaire les attentes client. Notre cabinet, en sa qualité de partenaire des banques au quotidien, est en première ligne afin d’analyser ces changements. Nous sommes convaincus que des atouts majeurs demeurent pour assurer la réussite de ces mutations. Les choix faits vont dans le bon sens. De notre point de vue, le réseau d’agences est une formidable occasion de jouer la carte de la proximité – et ce malgré la baisse de fréquentation – pourvu que le service fourni soit d’une qualité optimale. Le transfert des opérations simples vers les canaux numériques donne de l’autonomie
au client et permet aux collaborateurs du réseau de se focaliser sur les opérations à forte valeur ajoutée.

Cette dynamique doit se poursuivre sur d’autres fonctions et processus car le chemin est encore long. Bien conscientes de l’ampleur du travail restant pour contrer les tentatives de nouveaux entrants, les banques engagent des moyens importants et
s’appuient – fait nouveau – sur un écosystème d’acteurs multiples dans le but de capter les innovations qui feront les services distinctifs de demain.

A ce titre, forts de la confiance que nous accordent nos clients, nous avons dressé un panorama – avec la collaboration des principaux décideurs de la Place – des orientations stratégiques entreprises. Cette étude est complétée par une revue des espoirs
fondés en matière de produits assurantiels, relais de croissance dans un marché bancaire très mature. Dans notre rubrique « Rencontre avec », Didier MOATE – Directeur de la Banque de Détail de La Banque Postale – nous fait le plaisir de répondre à
nos questions sur les multiples initiatives engagées au sein de son Groupe. Enfin, Michaël TARTAR, VicePrésident de ROK Solution, nous présente son regard sur la transformation digitale des acteurs bancaires à la lumière des autres secteurs d’activités.

Dispositif de résolution de la loi bancaire, EMIR, Union Bancaire, AQR, Loi de séparation bancaire, etc. sont autant d’obligations réglementaires auxquelles les banques ont dû faire face durant l’année 2014.

Depuis la crise de 2008, le modèle bancaire est significativement mis sous contraintes et poursuit son adaptation. Celle-ci passe, notamment, par la réduction de la taille des bilans compte tenu des quatre principales contraintes que sont le ratio de
levier, le ratio de solvabilité, de liquidité court terme (LCR) et long terme (NSFR). Tout en travaillant en parallèle à des enjeux stratégiques. D’une part tendre à nouveau vers une rentabilité proche des 10% en termes de Return On Equity (ROE) et d’autre part, s’assurer que toutes les mesures inhérentes au développement de la Banque Digitale et du « Big Data », fondatrices de la banque de demain, sont significativement amorcées.

Ces évolutions combinées à l’environnement économique actuel (politique de taux bas, Quantitative Easing, etc.) impliquent des changements en profondeur du modèle des banques universelles, tant en termes de capacité de distribution, de fonctionnement opérationnel que de portefeuille d’activités. Bien que sous contraintes, les établissements bancaires s’adaptent
néanmoins rapidement et ont prouvé leur solidité tant en terme de fonds propres que de liquidité disponibles. En témoigne la conduite des stress tests menés par la BCE et publiés en octobre 2014 jugée concluante pour une grande majorité d’établissements.

Dans ce contexte, l’année 2015 sera une prolongation de 2014 dans la mise en œuvre des obligations réglementaires (MIF 2, Bâle 3, IFRS 9, Common Reporting Standard, Lutte AntiBlanchiment, etc.).
C’est l’occasion pour nous, au sein de ce second numéro de Chromatique, de vous présenter deux sujets, le « Bail in » et « TLAC » issus du dispositif de résolution de la loi bancaire, qui représenteront deux étapes majeures de l’agenda réglementaire 2015 / 2016. Ainsi, à travers la rubrique décryptage, nous explorerons les principaux impacts envisagés sur le business model de la banque en comparaison avec le modèle actuel essentiellement basé sur le renflouement externe « Bail-out ».

Dans notre première interview, Monsieur Philippe JEANNE, Directeur de la Gestion Financière chez Natixis, répond à nos questions sur l’évolution des prérogatives et missions de la fonction ALM suite aux crises de liquidités et les réglementations qui en ont découlées. Enfin, vous découvrirez notre échange avec le Professeur Joël BESSIS, Professeur en Finance d’HEC, au sujet de l’application des contraintes réglementaires en matière d’effet de levier, de solvabilité et de liquidité sur la gestion bilancielle ainsi que sur la formation des taux de cession interne.

Travail en équipe et investissement personnel, succès partagés et motivation renouvelée, confiance et exigence : tels sont les dénominateurs communs qui caractérisent les hommes et les femmes d’Harwell Management.

Ce sont ces mêmes valeurs et convictions qui, associées à un modèle d’entreprise plaçant ses clients et ses collaborateurs au cœur de ses préoccupations, ont permis à notre cabinet d’asseoir sa légitimité et son expertise.

En 2014, fort de notre expérience et afin de renforcer le lien qui unit notre cabinet à ses clients, nous avons décidé de lancer une
Newsletter portant le nom de Chromatique en référence à l’esprit insufflé dans ses contenus.
Publiée 2 fois par an, Chromatique a pour but d’offrir un éclairage original sur des problématiques et sujets d’actualité Banque
et Finance. Pour y parvenir, notre rédaction a prévu plusieurs rubriques structurantes à commencer par l’analyse d’une thématique construite autour d’un benchmark, d’une enquête ou encore des retours d’expérience.

Une thématique qui fera l’objet d’une rencontre avec une personnalité du secteur bancaire et financier. Et puis, souhaitant offrir un point de vue différent, nous ferons à chaque nouvelle édition une interview avec une personnalité du monde académique ou réglementaire afin de vous proposer une critique exté-rieure et neutre à la lumière de la littérature spécialisée.

Pour ce 1er numéro de Chromatique, nous avons choisi de réaliser une revue des ‘operating model’ des fonctions support au sein des BFI conscient que celles-ci ont dû faire face à une évolution forte de leur environnement réglementaire, économique et technologique au cours de ces dernières années. Aussi, notre démarche a permis de mettre en relief les principaux choix d’organisation et les perspectives de mutation attendues à moyen et long terme que vous retrouverez dans notre rubrique
‘décryptage’. Monsieur Eric Trouslard, Responsable Mondial de Client Management chez BNP Paribas CIB ITO, répondra à nos questions sur le fonctionnement de son entité et sa vision du sujet. Enfin vous découvrirez notre échange avec le Professeur Thierry Granger de l’Université Paris Dauphine, sur les enjeux et l’efficacité de la loi de séparation bancaire, évènement majeur qui devrait impacter à nouveau les ‘operating model’.