Chromatique Harwell Management

 

 

 

 

 

CHROMATIQUE, L’ÉCLAIRAGE BANQUE, FINANCE ET ASSURANCE PAR HARWELL MANAGEMENT

 

Le métier du conseil se construit dans le temps au travers de succès partagés mais aussi de relations de confiance durables sur le long terme.

Harwell Management met un point d’honneur à aller le plus souvent possible à la rencontre de ses clients, afin de mieux comprendre leurs enjeux et problématiques et ainsi anticiper leurs besoins.

Se connaître, c’est se voir, échanger et partager régulièrement.

En 2014, pour renforcer le lien qui l’unit à ses clients, Harwell Management a mis en place une publication semestrielle. Cette publication, intitulée « Chromatique », s’articule autour d’une revue d’actualité, d’une interview d’un cadre dirigeant en Banque & Finance, d’un second entretien avec une personnalité du monde académique ou réglementaire, ainsi que d’un décryptage associé au thème central abordé.

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Pour plusieurs milliers d’entreprises de toute taille, le choc économique provoqué par la crise sanitaire du coronavirus a été brutal, beaucoup d’entre elles se sont retrouvées démunies. Contrairement à la précédente crise de 2008, celle-ci a touché de plein fouet l’économie réelle, en bousculant notre quotidien et nos pratiques habituelles de travail en équipe « in situ ».

Il a fallu changer la façon de travailler, certes pour faire face à l’urgence de la situation, mais aussi pour s’adapter au monde qui nous attend. Cette période est une occasion unique de repenser la manière dont nous pouvons travailler ensemble.

Il faudra sortir de notre zone de confort. Certaines entreprises en ont pâti car les lacunes organisationnelles, le faible historique de recours au télétravail, ou parfois l’insuffisance des infrastructures associées rendent complexe la gestion de l’ensemble en un temps si court. D’autres ont pu tester avec un certain succès leur modèle et leurs infrastructures, et en tirent les conséquences en capitalisant sur les bonnes pratiques en matière d’efficacité du télétravail, voire de mise en place de certaines évolutions pérennes.

De plus en plus, nous allons avoir besoin de collaborateurs acteurs, en interaction, en peer to peer humain. Il nous faudra donc réinventer la façon d’accompagner nos collaborateurs et nos clients. A ce titre, les qualités de leadership seront essentielles, l’autonomie, la responsabilité, c’est aussi en cela que la distance peut avoir du bon. Elles sont aussi source de création de valeur, permettent le développement de l’innovation, accroissent la productivité et la valeur ajoutée, c’est aussi cela et uniquement cela que nous demandent nos clients. Certes, nous avons déjà bien avancé avec les réseaux sociaux collaboratifs et en particulier avec le développement des techniques modernes d’organisation de réunions, mais il faudra prendre en compte plusieurs facteurs multidimensionnels qui s’enchevêtrent : l’adaptation organisationnelle, l’adaptation des outils, l’adaptation des pratiques RH. On pourra aussi imaginer de nouveaux business modèles plus résilients et l’économie de la vie va sans doute devenir un investissement.

 

Pour aborder le panorama si large des sujets post-crise de la Covid-19, nous vous proposons plusieurs analyses, réflexions et interviews : 

Un premier article de notre chef économiste propose des réflexions quant à la société de demain et les critères qui permettent d’appréhender les métiers qui pourront évoluer le plus vite, thème qu’il développe dans un livre qu’il vient de faire paraitre aux Editions FORBES « Capitalisme et Technologies : les liaisons dangereuses ».

Cet article est suivi d’une analyse sur les évolutions en matière de services de paiement depuis mars dernier, le début de l’épidémie, et de l’interview de Monsieur Vincent BALOUET, dirigeant de Maitrisedescrises.com et expert reconnu de la gestion des risques majeurs et systémiques, et qui nous donne son point de vue global sur les facteurs clés de succès à court terme pour les DRH.

Nos experts de la Practice Conformité & Contrôle montrent ensuite que cette crise accroît sensiblement les risques opérationnels et les risques BC/FT au sein des institutions financières. En effet, cette crise aurait particulièrement augmenté la vulnérabilité des acteurs, des produits et des services de banques vis-à-vis des risques BC/FT, avec en toile de fonds une évolution des compétences.

Monsieur Olivier JEAN, Chief Operating Officer de Compte Nickel, nous fait l’honneur et le plaisir de répondre à nos questions sur les risques qu’il perçoit comme les plus saillants dans le sillage de la crise.

Nos experts de la Practice Finance et Risque nous proposent également une interview de Monsieur Bruno ALEXANDRIAN, Responsable MOA Finance au sein de la Direction Financière du Groupe BPCE. Cet ITW nous éclaire sur la vision qu’il a des assouplissements européens en matière de normes prudentielles. Nous lui sommes très reconnaissants d’avoir accepté de nous consacrer de son temps.

Notre chromatique se poursuit avec nos experts de l’offre Gouvernance SI qui propose un article très détaillé sur la continuité d’activité en pratique et axée sur le dimensionnement des moyens dédiés à la continuité d’activité.

Enfin, nous clôturons ce numéro avec nos experts de la practice BFI-SI qui s’interrogent sur comment cette crise a changé l’application de procédures opérationnelles au sein de la banque, en les simplifiant, et en ayant recours avec plus de traitements digitaux.

 

Cette crise sanitaire, et ses impacts, ouvre de très nombreux sujets de discussion qui ne peuvent pas bien sûr être tous abordés, les derniers échanges avec nos clients et discussions au sein du cabinet ces derniers mois ont permis de choisir les thèmes abordés.

Nous espérons que vous prendrez plaisir à parcourir cette dernière édition de notre newsletter et nous remercions très chaleureusement nos clients et partenaires qui ont bien voulu prendre le temps de nous consacrer de leur temps dans un contexte où certainement, les priorités ne manquent pas.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une excellente lecture et une grande réussite dans la reprise de vos activités !

DATA. Gouvernance des données & Chief Data Officer

Chromatique 8 – décembre 2019

Aujourd’hui, la data est au cœur des enjeux business du fait de la transformation économique et numérique en cours ce qui suppose aussi des changements culturels. Nous aimerions insister plus particulièrement sur le potentiel d’offres autour de la data.

La data science permet l’identification ciblée d’applications concrètes faisant un lien entre l’expertise commerciale et le marketing. Plusieurs offres peuvent être développées : performance marketing et commerciale (relation et expérience client, conception produit), gestion des risques et performance financière (modélisation, détection, prévention, planification), efficacité opérationnelle de la production (optimisation, maintenance prédictive, smart alarming, smart grids).

C’est dans ce cadre que l’on trouve de nombreuses initiatives en matière de prestation de conseil sur le marché : la data intelligence permet l’automatisation du back office et le déploiement de robots. On déploie ainsi la prise de décision à partir de l’analyse de données, et des projets blockchain émergent.

La data intelligence va également permettre de découvrir la valeur des données et l’évaluation de son potentiel en assurant ainsi la confiance.

Les interfaces ergonomiques (data viz) vont permettre aussi de prédire et d’optimiser le couple rendement risque en identifiant les opportunités. La data intelligence permettra enfin d’héberger et d’intégrer des solutions dans les systèmes et les processus quotidiens.

 

Dans une première partie nous allons revenir sur l’histoire de la data et insister sur les progrès techniques qui ont participé à l’avènement de la donnée massive. Ce premier article sera suivi de l’ITW de Pierre Deville (Chier Data Officer d’Euroclear) et de Sabine Leclerc (Communication/PR d’Euroclear). Cette interview va nous permettre d’appréhender leur vision sur l’évolution récente de la data et ses perspectives sans oublier les impacts directs sur l’évolution du métier de Chief Data Officer.

Nous poursuivrons ensuite avec un article de nos experts « Finance » sur la data et les reporting règlementaires et financiers : une contrainte ou une opportunité ? avec un focus particulièrement éclairant sur la mise en place d’AnaCrédit. Cet article sera suivi de l’ITW de Jean-Luc Robieux Chief Data Officer de SG AFMO qui montre comment la crise financière a renforcé le rôle du CDO. Vient ensuite l’article de nos experts retail, qui se proposent de poser les enjeux de la data en lien avec le CRM dans la banque de détail.

C’est Guy Pharao Chief Data Officer d’HSBC Europe qui clôturera la série d’ITW avec de nombreux éléments de volumétrie d’un dispositif centré sur la data. L’article sur l’importance croissante des directions opérationnelles dans les dispositifs de sécurité IT clôturera ce numéro.

Nous en profitons pour remercier nos clients pour leur disponibilité, c’est probablement de cette interaction entre les besoins de nos clients et nos réflexions que naîtront les meilleures collaborations. Nous vous souhaitons une excellente lecture à tous.

Cette Chromatique est l’aboutissement d’un travail réalisé dans le cadre des travaux de knowledge management du cabinet et plus précisément dans le cadre d’ateliers d’analyses et d’échanges autour des FinTech et RegTech. Ces ateliers, riches de discussions, ont permis d’établir des perspectives quant à l’évolution de certains métiers et de certaines fonctions, et de poser les grands jalons de la banque 3.0. Aujourd’hui, nous vous proposons cette publication qui approfondit les enjeux des métiers de demain dans 4 métiers/fonctions : la Banque de détail et les services financiers spécialisés, la Banque de Financement et d’Investissement, la fonction Conformité, et enfin la fonction Risque.

Un récent rapport du World Economic Forum, « The Futur of Jobs Report », vient de produire un panorama particulièrement détaillé sur la question. La donnée et le traitement statistique vont prendre un poids de plus en plus important, tout comme le cloud et les applications mobiles. C’est l’émergence des outils d’aide à la décision et la robustesse de ces données déclinées sur le multi-canal qui bouleversent les métiers de demain. Plus les métiers vont être routiniers et manuels, plus ils auront vocation à disparaître, tout du moins un certain nombre de tâches. Certains métiers cognitifs mais routiniers ne seront pas épargnés. Les métiers de l’analyse et de l’interprétation vont être préservés. Les métiers de demain devront s’aligner sur les nouvelles demandes des consommateurs, des clients internes et des partenaires prestataires. Des outils fulgurants d’aide à la décision vont être déployés pour faciliter l’interaction en temps réel et agile avec la clientèle.

La place de la donnée va modifier en profondeur l’organisation du travail qui elle-même aura vocation à optimiser l’utilisation des données.

Les demandes de compétences vont donc évoluer vers la recherche d’une pensée analytique capable de résolution de problèmes complexes ; créativité, originalité vont aller de pair. Plus le secteur en question dispose d’actifs physiques faibles par rapport aux autres actifs comme le goodwill, plus le rôle de la donnée sera central et plus les messages précédents vont se consolider dans le temps en se renforçant par ancrage sur « use cases ». Certains métiers vont disparaître en un premier temps, d’autres s’enrichir, et d’autres encore apparaître (les data…).

La connaissance représente aujourd’hui une part importante des emplois, en particulier dans les services, mais pas uniquement. Avec les technologies modernes, en particulier les robots et l’intelligence artificielle, cette part ne peut qu’augmenter. Il faudra donc nous adapter et développer certaines capacités du futur, les capacités 3.0. Les machines intelligentes vont exiger de nous certaines capacités bien précises. Alors comment adapter l’ensemble des salariés à l’apparition de ces nouvelles technologies ?

A l’instar de ce que nous avons vécu auprès de nos clients bancaires, la vague réglementaire qui impacte les assureurs (GDPR, IFRS 17, Solvency 2, IDD, PRIIPS, etc.) engendre des coûts opérationnels importants et génère des opportunités de regroupements. Les Dirigeants de ces dernières années nous rappellent que cette tendance n’est pas nouvelle, mais reconnaissent qu’elle s’accélère et impose des transformations conséquentes.

Une analyse rapide qualifierait ces textes comme barrières à l’entrée pour de nouveaux entrants « innovants », mais ce serait ignorer les nouvelles méthodes de travail et processus s’appuyant sur le digital qui peuvent au contraire transformer ces barrières en avantages compétitifs pour les insurtechs, comme l’attestent les témoignages d’Alan et Yomoni.

Plus généralement, l’évolution des comportements de la clientèle, toujours plus exigeante, mieux informée, et donc plus volatile, et les capacités offertes par le digital poussent les acteurs à se moderniser et les compagnies à repenser leur modèle, tout en s’adaptant aux évolutions du marché. Ce dernier, en baisse de 1,8 % pour l’année 2017 et en stagnation pour les années futures, présente certes des difficultés persistantes sur le marché de l’assurance-vie, mais également de nouveaux relais de croissance, notamment en assurance emprunteur ou prévoyance, avec une progression de la masse assurable globale.

Concernant la rentabilité et la fidélisation jugée désormais comme prioritaire, doit-on s’orienter vers une personnalisation croissante de l’offre rendue possible grâce aux outils digitaux et au big data qui permettraient une mesure très précise du risque ? L’intelligence artificielle, la blockchain, l’analyse du comportement des assurés notamment par l’Internet of Things, vont-elles pallier aux asymétries d’information ex ante (sélection adverse) et ex post (aléas moral) tout en permettant de diminuer la sinistralité par le biais de la prévention ?

L’apport de ces nouvelles technologies ainsi que l’apparition de nouvelles formes d’assurance (crowdinsuring, assurance affinitaire, assurance communautaire, auto assurance…) ne vont-ils pas remettre en cause les principes de mutualisation, de solidarité et de non exclusion et s’opposer ou contourner certains textes réglementaires de non-discrimination ? Infine, ce sont de questions de déontologie, de la protection, de la confidentialité de ces données et du respect de la vie privée qui se posent.

La réponse est dans un équilibre fin à instaurer face à ces différentes contraintes dans les organisations, leur fonctionnement, voire leur culture, ce qui nécessite une grande agilité.

Ainsi notre chromatique apporte des pistes et témoignages concrets sur les évolutions possibles et les nouvelles manières de travailler.

Les métiers de la Conformité sont traditionnellement présentés sous l’angle de la contrainte : on parle d’autorisation (ou de refus), de dysfonctionnement, d’exigences, de poids (réglementaire) ou même de pesanteur (bureaucratique) et de sanctions. C’est la conformité qui dit « non », qui empêche de faire, et le contrôle prend le relai pour traquer la moindre erreur et la faire payer cher, et parfois très cher quand le contrôle est celui du régulateur.
Ces métiers ont pris une place grandissante dans nos organisations et il n’est plus guère possible d’imaginer conduire les activités comme on le faisait il y a 15 ou 20 ans, quand seuls importaient la faisabilité des opérations sur le plan des process
et leur rentabilité.

Cette inflation normative est née d’un environnement et d’une actualité difficiles, voire dramatique : crise des subprimes, de la liquidité, de la dette, quasi faillite de certains pays, menace terroriste, mondialisation et évasion fiscale. La régulation permet d’assurer une sécurité mise à mal par des pratiques qui mettent en danger nos sociétés. Ainsi, notre Revue de marché qui
ouvre cette Chromatique n°5 évoque la façon dont la France met en œuvre un arsenal législatif combinant obstacle au financement du terrorisme et lutte contre l’évasion fiscale.

Si la Conformité peut être sévère, elle donne aussi la possibilité apaisée de mener à bien des activités dans un cadre facilitant parce que sécurisé. Comme le dit joliment une responsable de conformité rencontrée pour ce numéro, « la Conformité permet aux opérationnels de bien dormir après avoir initié leurs opérations dans la journée ».

Ainsi, nous avons voulu évoquer la Conformité en mettant en évidence l’opportunité qu’elle représente bien davantage que la menace qu’elle peut faire planer. C’est pourquoi nous avons axé ce numéro sur la Blockchain dont l’émergence ouvre
des possibilités que l’on ne fait encore que deviner.

Notre Décryptage vous donnera quelques éléments de compréhension de cette Blockchain encore mal connue. Vous découvrirez ensuite l’interview de M. Tanguy Loreau, Head of Trade Finance BO Natixis , qui illustre la façon dont les
banques peuvent utiliser cette nouvelle technologie pour mener des opérations en toute conformité. Enfin notre numéro s’achèvera sur le point de vue de M. Didier Warzee, Expert Fintech auprès de l’ACPR qu’on devine très vigilante sur ce sujet.

Les asset managers, private bankers, securities servicers et brokers s’inscrivent tous dans un éco-système que l’on classe couramment sous la bannière des Services aux Investisseurs. Qu’ils soient filiales de grands groupes bancaires ou
acteurs indépendants, la qualité de leurs services en matière de gestion de fonds, de conseil en investissement ou de prestations en services d’épargne est reconnue en Europe et bien au-delà.
Malgré cela, la place bancaire et financière de Paris souffre de la concurrence internationale et en particulier de celle de Londres, l’initiative de l’AMF et l’AFG nommée FROG [French Routes & Opportunities Garden] est sans aucun doute bienvenue. Ce groupe de place innovant vise à accroître la visibilité et la distribution des fonds d’investissement français à l’étranger.
Infrastructures, structures juridiques, évolution technologique : FROG devrait dévoiler ses recommandations l’été prochain. Cette initiative permettra probablement de mettre en avant la qualité de notre industrie de gestion et par la même d’entraîner derrière elle les autres acteurs des métiers des Services aux Investisseurs.

Dans ce contexte, quel est aujourd’hui l’air du temps en matière de produits et services de gestion financière, quels sont les challenges à relever en matière d’évolution de l’organisation des acteurs de la gestion d’actifs ?

Nous tâcherons de répondre à ces questions avec un certain nombre d’intervenants, dont M. Gilles Cutaya – Directeur Marketing et Communication de CPR AM – et M. Philippe Malaise – Professeur à l’EDHEC – qui nous donneront notamment
leur vision du marché des produits et services de gestion financière et avec lesquels nous évoquerons le contexte économique et
réglementaire du secteur de l’Asset Management.

Par ailleurs, nous nous intéresserons plus généralement aux nouveaux acteurs que sont les FinTechs (plateforme de crowdfunding, roboadvisors en particulier) qui vraisemblablement changeront la donne dans les années à venir dans
le paysage bancaire et financier français.

La banque de détail reste plus que jamais la source de revenu principale des banques universelles françaises et contribue à la stabilité de ce modèle contre vents et marées. Longtemps épargné, le marché est néanmoins en proie à des mutations profondes qui mettent en péril le modèle traditionnel. Ces dernières années, l’actualité fut riche en hypothèses et commentaires autour du devenir des réseaux d’agences, de la qualité du service client pour le moins mitigée, de l’intégration des interfaces digitales dans les canaux de distribution…

Il y a encore peu, certains experts et autres gourous du secteur annonçaient un véritable Big Bang. Force est de constater que les banques ont su garder la tête froide face à ces assertions, préférant une approche pragmatique et constructive. Les programmes de transformation se sont multipliés afin de satisfaire les attentes client. Notre cabinet, en sa qualité de partenaire des banques au quotidien, est en première ligne afin d’analyser ces changements. Nous sommes convaincus que des atouts majeurs demeurent pour assurer la réussite de ces mutations. Les choix faits vont dans le bon sens. De notre point de vue, le réseau d’agences est une formidable occasion de jouer la carte de la proximité – et ce malgré la baisse de fréquentation – pourvu que le service fourni soit d’une qualité optimale. Le transfert des opérations simples vers les canaux numériques donne de l’autonomie
au client et permet aux collaborateurs du réseau de se focaliser sur les opérations à forte valeur ajoutée.

Cette dynamique doit se poursuivre sur d’autres fonctions et processus car le chemin est encore long. Bien conscientes de l’ampleur du travail restant pour contrer les tentatives de nouveaux entrants, les banques engagent des moyens importants et
s’appuient – fait nouveau – sur un écosystème d’acteurs multiples dans le but de capter les innovations qui feront les services distinctifs de demain.

A ce titre, forts de la confiance que nous accordent nos clients, nous avons dressé un panorama – avec la collaboration des principaux décideurs de la Place – des orientations stratégiques entreprises. Cette étude est complétée par une revue des espoirs
fondés en matière de produits assurantiels, relais de croissance dans un marché bancaire très mature. Dans notre rubrique « Rencontre avec », Didier MOATE – Directeur de la Banque de Détail de La Banque Postale – nous fait le plaisir de répondre à
nos questions sur les multiples initiatives engagées au sein de son Groupe. Enfin, Michaël TARTAR, VicePrésident de ROK Solution, nous présente son regard sur la transformation digitale des acteurs bancaires à la lumière des autres secteurs d’activités.

Dispositif de résolution de la loi bancaire, EMIR, Union Bancaire, AQR, Loi de séparation bancaire, etc. sont autant d’obligations réglementaires auxquelles les banques ont dû faire face durant l’année 2014.

Depuis la crise de 2008, le modèle bancaire est significativement mis sous contraintes et poursuit son adaptation. Celle-ci passe, notamment, par la réduction de la taille des bilans compte tenu des quatre principales contraintes que sont le ratio de
levier, le ratio de solvabilité, de liquidité court terme (LCR) et long terme (NSFR). Tout en travaillant en parallèle à des enjeux stratégiques. D’une part tendre à nouveau vers une rentabilité proche des 10% en termes de Return On Equity (ROE) et d’autre part, s’assurer que toutes les mesures inhérentes au développement de la Banque Digitale et du « Big Data », fondatrices de la banque de demain, sont significativement amorcées.

Ces évolutions combinées à l’environnement économique actuel (politique de taux bas, Quantitative Easing, etc.) impliquent des changements en profondeur du modèle des banques universelles, tant en termes de capacité de distribution, de fonctionnement opérationnel que de portefeuille d’activités. Bien que sous contraintes, les établissements bancaires s’adaptent
néanmoins rapidement et ont prouvé leur solidité tant en terme de fonds propres que de liquidité disponibles. En témoigne la conduite des stress tests menés par la BCE et publiés en octobre 2014 jugée concluante pour une grande majorité d’établissements.

Dans ce contexte, l’année 2015 sera une prolongation de 2014 dans la mise en œuvre des obligations réglementaires (MIF 2, Bâle 3, IFRS 9, Common Reporting Standard, Lutte AntiBlanchiment, etc.).
C’est l’occasion pour nous, au sein de ce second numéro de Chromatique, de vous présenter deux sujets, le « Bail in » et « TLAC » issus du dispositif de résolution de la loi bancaire, qui représenteront deux étapes majeures de l’agenda réglementaire 2015 / 2016. Ainsi, à travers la rubrique décryptage, nous explorerons les principaux impacts envisagés sur le business model de la banque en comparaison avec le modèle actuel essentiellement basé sur le renflouement externe « Bail-out ».

Dans notre première interview, Monsieur Philippe JEANNE, Directeur de la Gestion Financière chez Natixis, répond à nos questions sur l’évolution des prérogatives et missions de la fonction ALM suite aux crises de liquidités et les réglementations qui en ont découlées. Enfin, vous découvrirez notre échange avec le Professeur Joël BESSIS, Professeur en Finance d’HEC, au sujet de l’application des contraintes réglementaires en matière d’effet de levier, de solvabilité et de liquidité sur la gestion bilancielle ainsi que sur la formation des taux de cession interne.

Travail en équipe et investissement personnel, succès partagés et motivation renouvelée, confiance et exigence : tels sont les dénominateurs communs qui caractérisent les hommes et les femmes d’Harwell Management.

Ce sont ces mêmes valeurs et convictions qui, associées à un modèle d’entreprise plaçant ses clients et ses collaborateurs au cœur de ses préoccupations, ont permis à notre cabinet d’asseoir sa légitimité et son expertise.

En 2014, fort de notre expérience et afin de renforcer le lien qui unit notre cabinet à ses clients, nous avons décidé de lancer une
Newsletter portant le nom de Chromatique en référence à l’esprit insufflé dans ses contenus.
Publiée 2 fois par an, Chromatique a pour but d’offrir un éclairage original sur des problématiques et sujets d’actualité Banque
et Finance. Pour y parvenir, notre rédaction a prévu plusieurs rubriques structurantes à commencer par l’analyse d’une thématique construite autour d’un benchmark, d’une enquête ou encore des retours d’expérience.

Une thématique qui fera l’objet d’une rencontre avec une personnalité du secteur bancaire et financier. Et puis, souhaitant offrir un point de vue différent, nous ferons à chaque nouvelle édition une interview avec une personnalité du monde académique ou réglementaire afin de vous proposer une critique exté-rieure et neutre à la lumière de la littérature spécialisée.

Pour ce 1er numéro de Chromatique, nous avons choisi de réaliser une revue des ‘operating model’ des fonctions support au sein des BFI conscient que celles-ci ont dû faire face à une évolution forte de leur environnement réglementaire, économique et technologique au cours de ces dernières années. Aussi, notre démarche a permis de mettre en relief les principaux choix d’organisation et les perspectives de mutation attendues à moyen et long terme que vous retrouverez dans notre rubrique
‘décryptage’. Monsieur Eric Trouslard, Responsable Mondial de Client Management chez BNP Paribas CIB ITO, répondra à nos questions sur le fonctionnement de son entité et sa vision du sujet. Enfin vous découvrirez notre échange avec le Professeur Thierry Granger de l’Université Paris Dauphine, sur les enjeux et l’efficacité de la loi de séparation bancaire, évènement majeur qui devrait impacter à nouveau les ‘operating model’.