Nouvelles technologies : Quels enjeux pour les Banques Historiques ?

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Les enjeux des nouvelles technologies pour les banques historiques

Cette Chromatique est l’aboutissement d’un travail réalisé dans le cadre des travaux de knowledge management du cabinet et plus précisément dans le cadre d’ateliers d’analyses et d’échanges autour des FinTech et RegTech. Ces ateliers, riches de discussions, ont permis d’établir des perspectives quant à l’évolution de certains métiers et de certaines fonctions, et de poser les grands jalons de la banque 3.0. Aujourd’hui, nous vous proposons cette publication qui approfondit les enjeux des métiers de demain dans 4 métiers/fonctions : la Banque de détail et les services financiers spécialisés, la Banque de Financement et d’Investissement, la fonction Conformité, et enfin la fonction Risque.

Un récent rapport du World Economic Forum, « The Futur of Jobs Report », vient de produire un panorama particulièrement détaillé sur la question. La donnée et le traitement statistique vont prendre un poids de plus en plus important, tout comme le cloud et les applications mobiles. C’est l’émergence des outils d’aide à la décision et la robustesse de ces données déclinées sur le multi-canal qui bouleversent les métiers de demain. Plus les métiers vont être routiniers et manuels, plus ils auront vocation à disparaître, tout du moins un certain nombre de tâches. Certains métiers cognitifs mais routiniers ne seront pas épargnés. Les métiers de l’analyse et de l’interprétation vont être préservés. Les métiers de demain devront s’aligner sur les nouvelles demandes des consommateurs, des clients internes et des partenaires prestataires. Des outils fulgurants d’aide à la décision vont être déployés pour faciliter l’interaction en temps réel et agile avec la clientèle.

La place de la donnée va modifier en profondeur l’organisation du travail qui elle-même aura vocation à optimiser l’utilisation des données.

Les demandes de compétences vont donc évoluer vers la recherche d’une pensée analytique capable de résolution de problèmes complexes ; créativité, originalité vont aller de pair. Plus le secteur en question dispose d’actifs physiques faibles par rapport aux autres actifs comme le goodwill, plus le rôle de la donnée sera central et plus les messages précédents vont se consolider dans le temps en se renforçant par ancrage sur « use cases ». Certains métiers vont disparaître en un premier temps, d’autres s’enrichir, et d’autres encore apparaître (les data…).

La connaissance représente aujourd’hui une part importante des emplois, en particulier dans les services, mais pas uniquement. Avec les technologies modernes, en particulier les robots et l’intelligence artificielle, cette part ne peut qu’augmenter. Il faudra donc nous adapter et développer certaines capacités du futur, les capacités 3.0. Les machines intelligentes vont exiger de nous certaines capacités bien précises. Alors comment adapter l’ensemble des salariés à l’apparition de ces nouvelles technologies ?